Un projet industriel imposé à nos portes

Préservons notre santé,
notre environnement
et notre cadre de vie.

Une station de batteries lithium-ion fer phosphate, portée par l’entreprise TagEnergy, est en passe de s’installer sur la commune de Saint-Laurent-de-Terregatte, à seulement 800 mètres du bourg. Ce projet, validé de manière tacite et sans concertation démocratique réelle, soulève de graves inquiétudes en matière de sécurité, d’impact écologique et d’aménagement du territoire.

Manifestation de contestation de l'usine de batteries de stockage.

Comprendre les enjeux pour mieux agir

Pourquoi ce projet suscite-t-il autant d’inquiétudes ?

Le projet d’implantation d’une station industrielle de batteries à Saint-Laurent-de-Terregatte soulève de nombreuses questions et craintes, tant au niveau local qu’environnemental. Il est essentiel de décrypter les risques réels, les zones d’ombre dans la procédure administrative, et les conséquences à moyen et long terme pour notre commune et les territoires voisins. Cette section détaille les points clés qui expliquent pourquoi ce projet est loin d’être une solution anodine.

Une alerte pour toutes les campagnes

Aujourd’hui, c’est Saint-Laurent-de-Terregatte. Demain, ce sera une autre commune rurale. Ces projets industriels cherchent des terrains éloignés des grandes villes, moins surveillés, moins défendus. Il est urgent de définir une stratégie nationale cohérente, respectueuse des territoires et des populations.

Un projet validé en catimini

Le permis de construire a été accepté tacitement le 9 mars 2025, sans étude environnementale, ni enquête publique. Cela malgré des avis défavorables émis :

  • par la CDPENAF (Commission Départementale de Protection des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers)
  • par le Conseil Municipal de Saint-Laurent-de-Terregatte en juin 2024.

Une absence totale de transparence

Aucune consultation citoyenne préalable, aucune information officielle de la part de l’État ou du promoteur : les habitants ont découvert l’existence du projet lors d’une réunion publique organisée en urgence le 5 mai 2025. Face au flou et à l’incapacité de TagEnergy à répondre aux questions de sécurité, un Collectif Citoyen a été créé pour porter la voix des habitants.


Un danger sous-évalué

Les stations de batteries lithium présentent un risque réel d’incendie ou d’explosion, comme en témoignent de nombreux cas à travers le monde. En cas de départ de feu, les fumées toxiques issus de la combustion peuvent se propager sur plusieurs kilomètres, sans qu’aucun plan d’évacuation ne soit prévu.

Le poste électrique de Launay, à proximité immédiate, est également exposé à un effet domino. Ce risque n’a pas été anticipé.


Une menace pour notre eau et nos terres

Le site d’implantation est situé à proximité du cours d’eau Le Livet, qui se jette dans la Sélune, puis dans la Baie du Mont-Saint-Michel. À l’aval se trouve la principale zone de captage d’eau potable du Sud-Manche. Une contamination aurait des conséquences irréversibles.

Ce projet artificialise 2 hectares de terres agricoles, soit l’intégralité de la réserve foncière de la commune, dans le cadre de la loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette).


Un non-sens écologique

Contrairement à ce que son apparence laisse croire, ce projet ne stocke pas de l’énergie renouvelable. Le poste de Launay est alimenté majoritairement par le nucléaire et la marémotrice, deux énergies déjà pilotables, rendant inutile un stockage industriel de ce type à cet endroit.

Il va à l’encontre de tous les efforts de continuité écologique menés depuis des années sur notre territoire, comme l’arasement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit, ou encore la protection de la zone Natura 2000 toute proche.


Une opération sans bénéfice local

TagEnergy ne prévoit aucune création d’emplois durables. Aucun projet de développement local n’est associé à cette implantation. Les risques sont pour les habitants, les bénéfices pour l’actionnariat.

Ce projet ne profite en rien à la commune ni aux territoires environnants.

Un projet en contradiction avec les enjeux écologiques du territoire

La destruction des barrages de Vezins et de La Roche-qui-Boit a profondément marqué la population locale, bouleversant une micro-économie et un mode de vie liés à ces ouvrages. Cette démarche, portée par l’objectif de restaurer la continuité écologique de la rivière, visait à favoriser le retour des espèces migratrices et à améliorer la qualité de l’eau sur le territoire.

Malgré ces efforts importants et les transformations déjà en cours, le projet d’installation de batteries lithium-ion s’inscrit en contradiction avec ces avancées, menaçant l’équilibre fragile retrouvé.

Agence de l’Eau Seine-Normandie

Office Français de la Biodiversité (OFB)

DREAL Normandie

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